Béatrice rencontre Abderhamane dans son pays, en «terre d'’islam». Un drame, et leur histoire à peine amorcée s'achève. La vie de Béatrice bascule. A son retour, elle essaie d’oublier, pense y être parvenue, mais s'’aperçoit que c'’est elle qu'elle a fait disparaître. Alors commence un long cheminement vers le passé, dans la fulgurance de sa souffrance et de sa beauté.


Dominique Chryssoulis nous emmène, avec finesse et intensité, dans le long travail de reconstruction d’un passé marqué par un drame.

A la manière d’un Gus Van Sant, elle donne à lire les multiples facettes de l’émotion et des sentiments.

 Anamrhart      

a été l'objet de lectures. notamment :

  • à la Cartoucherie de Vincennes

  • au festival d'Avignon

  • au théâtre du Rond Point

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"Toutes ces scènes, recouvertes pendant deux ans, je veux les retrouver.
Toutes.
Revoir tout le film.
Plus que ça.
En sentir le cœur. Le sens. Le noyau dur. La matière.
Le non visible. L’indicible.
Peut-être parce que ces quelques jours ont été un concentré de bonheur, d’émotion, de souffrance.
Quelque chose qui a disqualifié tout ce que j’avais connu jusque-là.

Anamrhart, c’est ça maintenant."

"Le sang dans les yeux, sur tout le visage.
La brûlure de l’eau de mer sur les blessures.
La pierre d’abord et puis l’eau de mer.
Vous ne savez pas que ça brûle l’eau de mer, qu’il ne faut pas.
Quelqu’un a jeté une pierre. Quelqu’un m’a jeté une pierre.
Comme on fait aux chiens là-bas,dans ce bord de mer qui n’est pas une plage.
Sable, cailloux, et, là où l’oued asséché s’est perdu, quelques herbes rares que des chèvres viennent brouter.
Un lieu de passage vers la vraie plage, qui est quelque part derrière les falaises.

Celle où l’on vient en famille le dimanche et où la mer déferle en gros rouleaux."

Anamrhart